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Le vieillissement trouve sa source dans différents mécanismes:
- d'abord le renouvellement cellulaire s'entâche d'erreurs successives tout au long de la vie de chaque individu.
Avec l'âge, ces erreurs de copie du code génétique lors des divisions cellulaires (ou mitoses) se multiplient sous l'influence
de facteurs d'agression extérieurs (produits chimiques, rayonnements ultraviolets, ultrasons, radio-activité naturelle, acidité).
Heureusement, des mécanismes de réparation pallient à ces micro-malformations. Par ailleurs, la plupart des mutations
interviennent sur des zones non-codantes du code génétique (des zones d'importance moindre de l'ADN).
Cependant, au fil des années, la probabilité de mutations sur des zones codantes augmente et les conséquences se font
ressentir d'abord au niveau des cellules (qui perdent de leur fonctionnalité) puis au niveau des tissus qu'elles composent.
Ainsi chaque organe devient à son tour moins efficace et le corps tout entier devient moins fonctionnel.
Enfin, les mécanismes de protection étant eux-mêmes le fruit de protéines, codées par des gènes de l'ADN, ces mécanismes
sont donc eux aussi affectés par ces micro-mutations et perdent de leur efficacité.
Dans les cas extrêmes, lorsqu'une cellule reste active mais se désolidarise de ses congénères, elle peut dégénérer en
cellule cancéreuse (là encore, elle est normalement arrêtée par nos systèmes de défense immunitaire, mais eux aussi vieillissent...
d'où les cancers maladies).
- Le deuxième processus est l'oxydation par l'oxygène de l'air. L'air que nous respirons est nécessaire à notre survie
(ses 20% de dioxygène nous permettent de "brûler" chimiquement les nutriments que nous ingérons).
Mais ce même dioxygène nous "brûle" de la même manière. Pour illustrer ces propos, il suffit de se rappeler
ce que fait l'eau oxygénée (dioxyde d'hydrogène) sur la peau des mains.
Heureusement, nos cellules ont des mécanismes de contrôle des réactions chimiques d'oxydation et "captent" les
molécules d'O2 en excès. Elles utilisent surtout pour cela des molécules cycliques (où des électrons tournent au centre d'un
cycle carboné). Ce genre de molécules (par exemple la vitamine E) est appelé un anti-oxydant.
Mais ce système est loin de nous protéger contre toutes les molécules d'oxygène que nous absorbons et celles qui nous
entourent. Aussi l'usure des tissus est inévitable, et commence même avant la naissance.
Avec l'âge, ces lésions minimes s'additionnent et viennent s'ajouter aux précédentes.
Par ailleurs, le dioxygène peut parfois se diviser en deux atomes incomplets d'oxygène à qui il manque un électron. Dans
ce cas, ces atomes instables vont littéralement arracher aux molécules voisines des morceaux et former des molécules elles-mêmes
instables appelées "radicaux libres". Ces radicaux libres, instables et destructeurs, sont captés comme l'oxygène
en excès par les cycles des anti-oxydants tels que la vitamine E et la vitamine C.
- Pour pallier à ces agressions naturelles, notre corps renouvelle sans cesse son stock de cellules ou prévoit des cellules
en excès (cas des neurones par ex.).
Mais ce renouvellement est placé sous la haute-égide d'une horloge biologique qui comprend à la fois une composante interne
à la cellule (inscrite dans le code génétique) et qui définit la durée de vie moyenne de celle-ci, mais aussi une composante
supérieure sous l'égide du cerveau et du système neuro-endocrinien (les hormones de l'épiphyse, de l'hypophyse, des surrénales,
de la thyroïde).
L'ensemble de ces processus définit le vieillissement naturel, qui aboutit à la perte de fonctionnalité cellulaire, tissulaire
et organique. Entre autres conséquences visibles, les cellules de la peau s'hydratent moins bien, se multiplient à des vitesses
différentes et produisent des protéines de moindre qualité, ce qui crée les rides, partie visible du vieillissement cutané.
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