| Passiflore |

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| Dormir paisiblement |
Le sommeil agit sur le corps durant la phase de sommeil profond qui débute en général 2h après votre endormissement.
L'action réparatrice du sommeil se situe à différents degrés:
- d'une part, la décharge d'endorphines depuis l'hypophyse ralentit les processus d'activation cellulaire, mais en même
temps, cela active les processus de réparation.
- d'autre part, le tonus musculaire diminue, sous l'effet d'un ralentissement du système nerveux orthosympathique et d'un
éveil parasympathique.
- enfin au niveau du cerveau, l'activité se déplace et des transferts d'information s'effectuent. Tout se passe comme
si le cerveau analysait durant la nuit ce que nous avons pensé ou accompli durant la journée, et ne retenait que l'essentiel,
trié entre les structures de la mémoire à court terme et la mémoire à long terme. Par ailleurs, pendant ce temps, le cerveau
"remet à zéro" et "recharge" en médiateurs chimiques les synapses de nos neurones.
Le système nerveux autonome, responsable des fonctions automatiques (respiration, sudation, activité cardiaque, digestion)
est divisé en deux parties : le système orthosympathique essentiellement excitateur/accélérateur (dont les principaux médiateurs
chimiques sont l'adrénaline, la noradrénaline) et le système parasympathique essentiellement inhibiteur(dont le médiateur
est l'acétylcholine). On sait aujourd'hui que le degré d'activité du système nerveux parasympathique est le meilleur indicateur
de l'espérance de vie d'une personne.
Or c'est ce système qui est actif durant le sommeil et jusqu'au réveil, responsable du priapisme matinal chez l'homme.
On comprend donc bien que le sommeil est nécessaire à une bonne santé mais aussi à un vieillissement normal. Une personne
qui dort mal est une personne dont ni le système nerveux parasympathique ni le cerveau n'ont le temps de se reposer. Il en
résulte des troubles du comportement (stress, fatigue mentale, nervosité, dépression) et des troubles physiques (fatigablité
musculaire).
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